
APPEL D'AIR(E DE REPOS DE CESTAS)
Première joute de la saison 2011 / 2012 à Cestas. Nous retrouvons avec un certain plaisir la douce pelouse du stade de nos hôtes. Bien que celle-ci nous paraisse un peu moins verte, un peu moins touffue que lors de notre dernière venue, rien de comparable toutefois avec la nôtre. Premier miracle, les Old Blacks débarquent à l'heure du rendez-vous. Seconde prouesse, le nombre impressionnant de Cénacais présents : 27 ! Et un sacré casse-tête à l'heure de composer une équipe. Échauffement sérieux sous la houlette de Forest. Quelques séries de photos lors de la remise des maillots pour célébrer les nouvelles capes, attribuées à : Mika, Pierre, David, Yannick, Stéphane et Romain (dit Romano). Photo de groupe également avec nos adversaires du jour, témoignant d'un bel état état d'esprit avant la rencontre, qui jamais ne se démentira.
XV de départ : Campet, the Bank, GPS / Mimi, Zizou / Chipiron (cap), Cruchot, Romano / la Teigne (m) / la Diane (o) / Minimoys, Nico, Moun, Jipi / Ludo. Remplaçants : P'tit Lolo, David, Mika, Pierre, Beck, Fano, Forest, Mister 6 T Matic, Play Boy, Yannick, Fred, Benoît.
Quand on sait qui nous manquait : Lolo, Jean, Nono, Ischio, P'tit Jean, Bryan, Yvan, le Poulpe, Front Line, Dudule, pardon si j'en oublie, soit 37 éléments, l'effectif des Old Blacks promet d'être riche. À ce rythme nous pourrons carrément proposer deux équipes par mi-temps si l'on veut que chacun ait le même temps de jeu (ce qui ne fût pas le cas hier soir, que les intéressés nous pardonnent ce tâtonnement). Petit détail, les Blacks ont changé leur collection d'été : trois ballons jaunes / verts du plus bel effet, un jeu de bouteilles bleues, un sac à pharmacie différent, un chronométreur officiel (Naze Head), un duo de coaches reconstitué et la présence rassurante de Tiburce (sans drapeau de touche entre les mains), ainsi que quelques supporters jeunes et moins jeunes. La famille des vétérans s'agrandit et se bonifie au fil des années, ce qui constitue un réel plaisir pour tous ceux qui ont participé à l'aventure depuis ses débuts.
Coup d'envoi donné par un jeune arbitre en formation, qui, globalement, dirigea bien les débats. Et d'emblée, pas de temps mort, à l'image d'une partie enlevée, d'une partition ressemblant vraiment à un agréable match de rugby, digne de ce nom. Non pas comme notre équipe nationale, bien apathique, au fond de jeu si mièvre, sans une once d'orgueil, bien loin des valeurs que se doit de véhiculer notre discipline. Ceci est un autre débat. Sauf à dire que si le prochain sélectionneur, en l'occurrence Philippe Saint-André, cherche des adjoints, Mister 6 T Matic et moi répondons favorablement à l'appel d'offre !
Dès la troisième minute, nos hôtes nous plantent un essai en débordement, à la vitesse grand V. Néanmoins, preuve d'une certaine maturité, les vieux noirs ne se démobilisent pas. Deux minutes plus tard, réponse du berger à la bergère. Grâce au rayonnement grand large de notre troisième ligne, Chipiron, puis Cruchot et enfin Romano à la conclusion, qui s'infiltrent plein axe dans la défense adverse puis la transpercent, les compteurs sont remis à zéro, sans temps mort.
Pour le reste, les débats demeurent équilibrés. Les contacts sont sans concession et à ce petit jeu, notre paire de centres, Moun et Nico s'en donnent à coeur joie lorsqu'il s'agit de découper du Cestadais. Les gros quant à eux tirent sur tout ce qui bougent, avec vaillance, opiniâtreté et intelligence. Les multiples changements opérés ne brisent en rien l'harmonie d'un groupe soudé, laissant entrevoir d'ores et déjà de jolies perspectives et un fort potentiel. Rappelons, pour mémoire, les 6 ou 7 essais infligés l'an dernier par cette même équipe, sur notre terrain de surcroît. Hélas, sans quoi le tableau serait trop idyllique, sur une faute de main dans nos 22, les Cestadais récupèrent la bechigue et en une contre-attaque rondement menée, inscrivent un second essai en débordement. Le score en restera là, 2 à 1, malgré un pressing de tous les instants de nos couleurs, dans les ultimes moments de la partie, des Blacks fouettés dans leur orgueil qui avaient tant à coeur d'égaliser, ce qui eût pu paraître plus équitable au vu de la physionomie de la rencontre. Mais au diable les regrets. Nous avons tous pris un réel plaisir à jouer face à des adversaires à l'état d'esprit irréprochable et c'est bien là le principal, le but recherché.
Soulignons quelques peoplerie dont vous êtes tous friands.
En touche, grosse colère de Cruchot à l'encontre de son lanceur pour tout le temps que celui-ci mit avant de lancer le ballon. D'autant plus regrettable que sur cette action, à vide, Cruchot sauta d'au moins bon 20 centimètres. Tout aussi risible que pathétique ...
Entrée remarquée de mister 6 T Matic. Sur un ballon de récupération, notre coach préféré partit en percussion dos à l'adversaire et parcourut ainsi 24 mètres en marche arrière sans rencontrer le moindre obstacle sur sa route. À un moment donné, on a bien cru qu'il filerait seul avec le ballon sous les bras et qu'on le retrouverait sur la bande d'arrêt d'urgence de la Rocade, le souffle court et l'air hébété !
Sur l'un de ses premières actions, Pierre intercepta le ballon et faillit signer son premier essai pour sa première titularisation, laissant entrevoir une belle lecture du jeu. Mais attention au retour des States de Jean, qui, pour sa 398e année de présence au club, constituera encore une sérieuse menace en terme de concurrence.
Pour son cent-vingt-quatrième match consécutif, toujours pas d'essai à mettre à l'actif de Jipi.
Le titre de prince de la polyvalence ce vendredi soir revient à Ludo, qui, sur ses anciennes terres, théâtre de ses exploits de jeunesse, joua arrière, centre et demi d'ouverture (à son plus grand déplaisir !).
La bête de Gévaudan ne finit pas la partie intact, une fois de plus, touchée à la cheville, touchée en silence, sans son grand cri d'effroi qui toujours nous parcourt l'échine, qui sans cesse nous glace les sangs malgré la canicule.
Sur le second essai, sur un ballon de récupération de nos adversaires, Beck parût ressentir les efforts démesurés déployés le dimanche précédent lors du Fami'Athlon, en revenant à deux à l'heure sur le porteur de balle qui le sema à la Usain Bolt les doigts dans le nez.
the Touch
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