MAIS OU EST DONC PASSER LA SEPTIEME DE L'EQUIPE ?
Pour notre second rendez-vous de la saison 2011/2012, l'occasion nous était offerte de faire découvrir à quelques uns de nos néo- blacks les plaisirs d'une séance de toucher (en tout bien tout honneur, bien évidement...) dans l'antre du seul club d'Elite local, l'UNION BEGLES BORDEAUX GIRONDE.
Romain, Yannick, Pierre eurent donc cet honneur incommensurable de partager le pré avec quelques anciennes gloires des damiers Champion de France 1999.....
Nous retrouvions autour d'eux (par ordre d'apparition sur....................le listing des joueurs) Minimoys, le patriarche Jean, Bud l'Eclair, Beck, Zizou, Willy, Mimi, Campet, Chipiron en tant qu'impacts players, Fano, the Naze Head's family au grand complet, Jipi (plus jouer avec un doigt cassé), Bobby (en tant qu'observateur senior venu désosser les tactiques des vétérans en vue des prochains entraînements communs entre les OB et notre équipe fanion), Tiburce et votre serviteur.
Attendu de pied ferme par nos amis bèglais, nos joueurs eurent tôt fait de plonger dans le grand bain de l'orgie rugbystique proposée.
Fiche technique de la soirée :
- quatre équipes de 6 joueurs (2 bèglaises et 2 blacks)
- mi-temps de 15 minutes sur moitié terrain
- jeu au « toucher » sans contact mais avec mouvement perpétuel
Quelques chiffres pour compléter et vous aurez compris combien cette soirée fut énoooooooorrrrrrrrrrmmmmmmmmmmmmmmmeeeeeeeeeeee !!!!!
Vitesse moyenne du jeu Old Blacks : 176 km/heure (tient, cela me rappelle quelque chose)
Vitesse moyenne du jeu bèglais : MAC2......................000000 !!!
(de quoi faire passer la Subaru de la Gendarmerie pour un déambulateur de centenaire famélique et asthmatique)
Nombre de passes minutes côté blacks : 15
Nombre de passes minutes côté bèglais : 60 environ
Nombre d'essais Old Blacks : 5 semble-t-il mais rien n'est moins sûr....
Nombre d'essais bèglais : les statisticiens locaux vont faire appel à la vidéo mais nous serions proche des 15, 20, 30...........personne ne sait réellement !!!
Autant dire que le score est loin d'être la satisfaction du soir mais là n'est pas le plus important.
Non, loin de là...
Nous avons vu des OLD BLACKS fringants, volontaires, tentants autant que faire se peut des relances, des passes qui directes, qui croisées, qui redoublées.
Du plaisir pour tous, lisible depuis la main courante par les observateurs et exprimé par tous les acteurs dès le coup de sifflet final.
Les commentaires fusèrent alors :
« Putain, çà va trop vite !!! »
« Ils sont combien sur le terrain ? »
« Il est où l'oxygène ? »
« ...et le grand rasé, il a bouffé un missile !!! »
« Et le petit, comment il nous a enrhumé !!! »
Vous aurez compris que l'adversité était trop forte et le combat quelque peu inégal.
Alors, nos vieux briscards se lancèrent dans l'analyse technico-tactique de la soirée.
A ce jeu, un grand Beck, rageur au possible, frustré du résultat mais conscient de nos faiblesses dans le positionnement et l'organisation a parfaitement résumé la situation. «On monte pas assez vite. On glisse pas comme il faut. Putain, du soutien, bordel !!! »
Il est dans le vrai et durant toute la soirée, il s'est évertué à compenser cela par …..des courses incessantes..........en travers, des passes quasi-instantanées (toutes les deux à six minutes !!! non, non j'exagère !!!) pour finir par nous effectuer une « votration » dont il a le secret.
On entendit alors certains commentaires frôlant la médisance :
«Vous allez voir qu'il va réussir à se faire mal tout seul................dans un « touché »
ou encore...
«C'était écrit...Un match sans Beck KO, c'est pas un vrai match de OLD BLACKS !!! »
Même si c'est exagéré, il est vrai que l'homme a souvent, par le passé, quitté le pré dans des états proches de l'OHIO !!!
Campet y allait aussi de sa stratégie en jetant sous la douche réparatrice un :
« on aurait du jouer à cinq au lieu de six !!! »
Je dois avouer humblement que mes compétences rugbystiques acquises au fil du temps sur divers terrains de nationales et de fédérales ont trouvé là, des limites rarement atteintes.
Durant toute la nuit, j'ai ressassé et ressassé cette phrase « pharmacologique » sans jamais comprendre comment en augmentant les espaces entre nos joueurs nous aurions pu contrecarrer les assauts bleus et blancs !!!
Un jour, peut-être.......
La perte prématurée de Willy, victime une nouvelle fois de son genou (qui, il est vrai ne tient plus par ses ligaments mais par la seule volonté de ce spécialiste de la feinte passe qu'il est), aura sûrement limité le rayonnement de nos couleurs.
L'absence de nos gazelles traditionnelle a elle aussi pesé de façon sensible sur cette rencontre. Comment croire qu'un Campet, un Mimi ou encore, un Jean soient aussi mobiles et réactifs, avec leurs splendides corps musculeux dignes des plus beaux éphèbes grecs que des spécialistes de l'art du contre-pied et du changement d'appui allant à la vitesse d'un alphajet au décollage ?!!!
Autre raison de notre difficulté à contrer nos adversaires du soir : nous n'étions pas préparés à ce type de joute !!!
En effet, quel ne fut pas notre surprise de découvrir, aux portes des douches réparatrices, un Pierre V. ayant les épaules largement renforcées par 9;5 kms de straps laissant penser qu'il sortait d'un concours de défonçage de portes fermées !!! Engoncé dans ce carcan adhésif mais protecteur, la bête n'en n'était pas moins limitée dans sa mobilité. Mon Pierrot, tu auras surement l'occasion de t'arnacher de la sorte lors de joutes qui seront forcément plus engagées. Mais vendredi soir, nous faisions un.............................................. « Touché » !!!
Autre signe de nos difficultés dans ce type de rencontre : la communication défaillante. Quand vous vous apercevez, lors de la remise des bons de consommations gratuites offerts sympathiquement par nos hôtes du jour, que certains confondent le terme « boisson » avec « poisson », il y a fort à croire à quelques écarts lors des commandements sur le terrain !!!
C'est promis....Lors des prochaines rencontres au « touché », il faudra songer à éviter un rapprochement systématique de Mimi (187 cm au garrot à poil de chameau près) et Minimoys (160 cm tarif promotionnel). Cette complicité, certes, complète trahit malgré tout une évidence:les ballons n'arrive pas forcément au même niveau pour l'un comme pour l'autre !!! A méditer....
Enfin, la perspicacité de l'entraîneur que je suis, associée à ma mauvaise fois légendaire, me permit de préciser l'état de fatigue de nos troupes ayant déjà subi, le mercredi précédent, un entraînement relativement sympathique.
Bref, vous l'aurez compris, il eut été quasi miraculeux que nous puissions faire exploser les anciens détenteurs du Bouclier de Brennus !!!
Il ne nous manquait plus qu'une apothéose digne des OLD BLACKS.
Et là..........
Mais où est donc passer le 7ème de l'équipe ?
IL faut sauver le soldat …............................ZIZOU !!!!
Les aventuriers du Resto Perdu
Autant de titres qui servirent, je crois , à quelques cinéastes en mal d'imagination...
Mais nous, nous touchions là une cruelle réalité !!!
ZIZOU a disparu et JIPI avec, le bougre.
Après un e vingtaine de minutes d'attente au point de ralliement proche du stade, ne voyant pas poindre les deux phénomènes, nous conclûmes qu'ils connaissaient le lieu de rendez-vous et que nous allions les retrouver sur place.
Mal nous en prit !!!
Pas de ZIZOU !!!
Pas de JIPI !!!
Nous essayâmes un appel téléphonique sur le portable du « roumain » old blacks. Là encore , rien … Le vide sidéral et totalement sidérant...
Ce n'est que quelques très longues minutes après que nous reçûmes réponse à nos recherches au travers d'un :
«Merci, j'ai très bien retrouvé ma maison... » qui en disait long ….
Et pourtant, c'était pas compliqué de trouver le resto :
Pour aller au PIK and GO, c'est au feu rue Berthelot à gauche...............
Enfin, une drôle de fin de soirée pour eux deux... J'en suis pour ma part désolé.
Je passerai sous silence, le retour avec un Campet désireux de se farcir tous les rond-points du secteur et un Jean, certes placé sur le siège arrière proche du siège « bébé », qui hésitait entre un renvoi de frites, de Château l'Orangerie ou de Get 27... Du Bonheur... encore du bonheur....
Heureusement que Tutu eut l'idée, ce vendredi soir, de fermer assez tôt car il y a fort à parier que nous y serions encore, nous, les Campet, Jean, Mimi, Romain, Bud l'Eclair, etc......
Grand merci à nos amis bèglais pour leur accueil une nouvelle fois hors pair. Ils seront une grosses vingtaines lors du retour en terres cénacaises, le rdv est déjà confirmé.
Encore une de ses soirées belles, conviviales et chargées d’anecdotes toujours aussi croustillantes qui font de notre équipe un havre de déconnade.
Encore une occasion pour moi de vous déclamer mon célèbre :
« Putain, qu’est que c’est bandant de jouer avec vous !!! »
MISTER 6 T MATIC,
Membre de l’Académie des Vieux Roustons
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire